CFP: Bodily Differences

Bodily Differences: Social and Scientific Technologies of Self-Making

May 8 & 9, 2009, Laurentian University



I mean for us to embrace our myriad of bodily differences, to understand our lives as ordinary and familiar from the inside, even as we’re treated as curious, exotic,unbelievable, deceptive, threatening from the outside….. I mean for us to embrace our bodily differences while never forgetting the ways in which the world privileges some bodies and marginalizes others. Bodily difference as neither good nor bad, but as a simple fact of life: gender wrapping around sexuality hanging onto race compounding class pulling at disability, all of it finally piling into our tender, resilient human bodies where the answers are ultimately not about doctors, even for those of us who transition, but about self love, community, and liberation (Eli Clare 2007).

“Bodily difference” is never natural: how bodies are made different from one another has always to do with the social worlds into which they enter and by which they are shaped. Theorists from Aristotle to Marx and from Darwin to Haraway have explored the relationships among worlds, skills, machines, social practices, and bodies. This conference seeks to unpack the social and scientific technologies through which “difference” becomes socially significant.

In diverse ways, there has been important work on how machines are made to fit bodies and how bodies in turn are shaped in relation to machines, as well as on questions of how technology is social, and how the social
world is technological. Technologies are themselves embedded in circuits of capitalism and colonialism, sometimes best expressed in current connections between science funding and science practice. Understanding
embodiment requires us to contemplate complex systems from the lab to the clinic to the media outlet to the library to the university classroom and beyond. We invite papers that explore questions such as:

  • How can scientists and people in science studies have meaningful dialogue?
  • How is scientific knowledge-making racialized?
  • Is it possible to “do” science within capitalist models of science-as-enterprise without succumbing to capital’s imperatives?
  • In a world where funding agencies and private partnerships determine which work gets done, how might we resist capitalism in the practice of science?
  • How are classificatory practices important to the production of social worlds?
  • How are social practices, like pronoun use and gender recognition, technologies for shaping gender?
  • What do current research practices in medicine teach us aboutthe gendered body?
  • Since temporary able-bodiedness is a product of our social worlds, how can we better work with bodily difference as, in Eli Clare’s words, a simple fact of life?
  • How are cross-species bodily differences shaped, torqued, and understood?
  • How might such differences shift our understandings of what it is to count as human?
  • How are sex and gender integrated into biological and medical research? How are such differences not incorporated into these realms?

We hope for this conference to be a site for engaged cross-pollination and active discussion, and invite panel proposals and papers that foreground this kind of work. Presentations do not have to take standard academic form. Please send 250 word abstracts by February 15th, 2009 to Alexis Shotwell (ashotwell@laurentian.ca)

Les différences du corps : technologies sociales et scientifiques de
l’auto-conception
Les 8 et 9 mai 2009 à l’Université Laurentienne

Je veux dire que nous embrassons nos différences corporelles dans toute
leur pluralité, comprenons notre vie de l’intérieur comme étant
ordinaire et familière au moment même où, de l’extérieur, on nous
traite de curieux, d’exotique, d’incroyable, de tricheur, de
menaçant… Je veux dire que nous embrassons nos différences
corporelles sans jamais oublier les manières dont le monde privilégie
certains corps et en marginalise d’autres. La différence corporelle,
ni bonne ni mauvaise, mais un simple fait de la vie : les questions de
genre enveloppant la sexualité charriant avec elle son cortège de
questions sur la race, la classe et l’invalidité, autant de questions
qui se greffent finalement sur notre corps humain, doux et résistant, et
dont les réponses ne concernent pas les médecins, même pour ceux
d’entre nous qui sommes en transition, mais l’amour-propre, la
communauté et la libération (Eli Clare 2007).

La « différence corporelle » n’est jamais naturelle : la manière dont
les corps sont différenciés des uns des autres tient toujours des
contextes sociaux dans lesquelles ils évoluent et qui les façonnent.
D’Aristote à Marx, de Darwin à Haraway, les théoriciens ont exploré
les relations que partagent les mondes, les techniques, les machines,
les pratiques sociales et les corps. L’objet de cette conférence est
de disséquer les technologies sociales et scientifiques par
l’entremise desquelles la « différence » prend sens et devient
socialement significatif.

À bien des égards, d’importantes études ont montré comment les
machines sont conçues de manière à imiter les corps, et inversement,
comment les corps sont façonnés par rapport aux machines. D’autres
travaux, aussi nombreux, ont abordé des questions visant à montrer en
quoi la technologie est sociale et comment le monde social est
technologique. Les technologies, elles-mêmes enchâssées dans les
circuits du capitalisme et du colonialisme, trouvent parfois une
meilleure expression dans les liens entre le financement des sciences et
la pratique scientifique. Pour être comprise, l’incarnation que sont
les technologies nous impose l’examen de systèmes complexes allant du
laboratoire à la clinique en passant, entre autres, par les médias, les
bibliothèques et les salles de classe universitaire. Nous sollicitions
des communications prenant en charge une série de questions telles que
les suivantes :

 Comment les scientifiques et les sujets d’études scientifiques
peuvent-ils nouer un dialogue significatif?
 De quelle manière la constitution du savoir scientifique
est-elle racialisée?
 Peut-on « faire » de la science dans le cadre des modèles
capitalistes, selon lesquels la science est une entreprise, sans céder
aux impératifs capitalistes? À l’heure où le choix des travaux
entrepris est déterminé par les organismes de financement et les
partenariats privés, comment pourrait-on résister au capitalisme dans la
pratique de la science?
 À quel point les pratiques taxinomiques favorisent-elles la
création des contextes sociaux?
 En quoi les pratiques sociales, telles que l’emploi de pronoms
et la marque du genre, sont des technologies servant à façonner le
genre?
 Que nous apprennent les pratiques de recherche actuelles en
médecine sur le corps sexué?
 La validité provisoire (soit la capacité physique au travail)
étant un produit des contextes sociaux, comment peut-on tirer
meilleur parti de la différence corporelle comme un simple fait de la
vie selon Eli Clare?
 Comment les différences corporelles transgenre sont-elles
façonnées, représentées, renforcées et appréhendées? De quelle
manière ces différences pourraient-elles modifier notre compréhension de
ce qui est considéré comme humain?
 Comment le sexe et le genre sont-ils intégrés à la recherche
biologique et médicale? De quelle manière ces différences sont écartées
des deux domaines?

Nous espérons que cette conférence sera un lieu d’échanges féconds et
invitons les chercheurs intéressés à nous envoyer des projets de
communications privilégiant ce genre de questions. Les communications
n’ont pas à se plier à une forme universitaire classique. Veuillez
en faire parvenir le résumé (250 mots) à Alexis Shotwell
(ashotwell@laurentienne.ca) au plus tard le 15 fevrier 2009.

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